Appel du 18 octobre à entrer en résistance

contre les Data Centers.

L’inter-collectifs demande un moratoire.

 

Alors que le vivant sur Terre est de plus en plus en plus menacé, les géants de la tech’ se

jettent à corps perdu dans le développement incontrôlé des intelligences artificielles, en dépit

de l’intérêt général et au profit de quelques-uns.

 

Nous dénonçons :

  • l’infrastructure gigantesque de ces projets, qui s’accaparent des milliers d’hectares de terre cultivables, mettent en péril notre souveraineté alimentaire, aggravent les tensions sur le foncier agricole et entraînent la destruction d’espaces naturels (bois, forêts, marais…) indispensables à la biodiversité
  • le mépris des habitant·es et collectivités par les porteur·euses de projets et l’absence de prise en compte des besoins des territoires avec des implantations de projets dans des zones considérées comme vides ou sinistrées
  • les atteintes à la santé pour les habitant.e.s et le vivant voisins : pollutions sonore, lumineuse, de l’air, des sols et de l’eau, dispersion de gaz à effet de serre et de polluants éternels (PFAS), réchauffement local de l’environnement
  • l’utilisation de discours mensongers visant à endormir la population, avec l’utilisation de termes rassurants comme « Fermes de données », « Campus numérique » « Green Data Center », ou des termes techniques comme « Hyperscale », et même « Data Center optimisé »
  • la pression insensée et quotidienne des lobbies et le contournement du droit à un environnement sain et de l’objectif de « zéro artificialisation nette » par des manœuvres telles que la déclaration en tant que « Projet d’Envergure Régionale » ou « Projet d’Intérêt National Majeur »
  • l’absence d’anticipation des coûts publics, les promesses d’emplois toujours surestimées par les porteurs de projet de Data Centers, et jamais mises en regard de l’ampleur des destructions d’emplois causées par l’IA
  • des conséquences néfastes avérées sur le développement humain, l’éducation, l’information, la culture, et la cohésion sociale ; le pillage systématique des fruits du travail, de la créativité et de l’intelligence humaine sans aucun respect ni contrepartie pour les auteur·ices
  • l’utilisation de ces technologies à des fins de surveillance généralisée, d’actions de propagande et de manipulation des électeur·ices ; ou sur des terrains de guerre, permettant une déresponsabilisation toujours plus avancée des armées vis-à-vis des massacres commis
  • la quantité démesurée de matériaux, d’eau et d’énergie engloutie par ces projets, générant de fortes tensions voire des conflits d’usage pour l’approvisionnement des secteurs publics et privés, dans un contexte déjà fragilisé par les sécheresses de plus en plus fréquentes et précoces
  • la poursuite d’un extractivisme forcené, qui tue, maltraite, dépossède, affame des populations un peu partout dans le monde pour augmenter les stocks de minerais et terres rares nécessaires aux composants électroniques des Data Centers etsupercalculateurs.
  • les investissements pharaoniques consacrés à cette nouvelle technologie, qui s’apparentent à une fuite en avant du capitalisme au nom d’un soi-disant « progrès » pouvant aboutir à un éclatement de la bulle spéculative de l’IA
  • une absence totale de maîtrise technologique dénoncée par des spécialistes de la sécurité de l’IA lanceur·euses d’alerte, avec des dangers déjà constatés de pertes de contrôle ayant un impact sur les infrastructures

Nous, citoyen·nes réuni·es ce jour à Châteauroux, lançons un appel solennel à la société toute

entière, aux organisations politiques, syndicales, associatives à se mobiliser. Il est

indispensable que nous prenions le temps de choisir sur quelles voies s’engager et sur

lesquelles nous devons refuser d’aller.

 

Au vu de la gravité de la situation, il est urgent d’agir à tous les niveaux.

 

Nous appelons :

  • Les élu·es à exiger un moratoire et un débat démocratique sur l’intégralité des projets de Data Centers,
  • Les partis politiques à cesser de cultiver l’ambiguïté en se positionnant clairement,
  • Les associations et syndicats à soutenir juridiquement, financièrement, matériellement et politiquement les luttes,
  • Chacun·e à entrer en résistance par une diversité de moyens et à rejoindre les collectifs s’opposant à des projets de Data Centers sur tout le territoire.

Châteauroux, le 18 octobre 2026

Les 14 premiers Collectifs signataires :

Collectif Assez datacenter rovaltain – Valence ; Collectif IA pas moyen – Alsace ; Collectif Non

au DataCenter de Rantigny ; Collectif Ozans dire NON ! – Châteauroux ; Collectif Stop Campus

IA ; Collectif ViVantes (Bessé-sur-Braye (72) et Bonneveau (41)) ; Noyelles-

sous-Bellonne Anti-Data Center ; L’Atelier Paysan ; Le Nuage était sous nous pieds ; Les

Soulèvements de la Terre – Lille ; Les Soulèvements de la Terre – Indre ; XR (Extinction

Rébellion) – Lille ; Terres de Luttes ; (à suivre)